Discours d'ouverture du Festi-jeunesse de Littérature

20160115 centre culturel camerounais de yaounde

KAMEROON Festi-jeunesse de Littérature

Et la jeunesse a son festival !

 

DISCOURS D’OUVERTURE PRONONCE

Par Ulrich Talla Wamba, Président du CLIJEC

Le 02 Février 2016

Au Centre Culturel Camerounais

 

 

  • Monsieur le Directeur du Centre Culturel Camerounais,
  • Chers enseignants et Professeurs,
  • Ecrivains et hommes à plumes,
  • Mesdames et messieurs les journalistes,
  • Distingués invités,

 

C’est un véritable privilège pour nous, que de vous recevoir ici, dans cette belle salle du Centre Culturel Camerounais, pour l’ouverture du tout premier Festival de Littérature consacré à la jeunesse dans notre pays : C’est un véritable espoir !

Cette année marque spécialement la commémoration du cinquantenaire de la fête de la jeunesse. Moment rêvé pour s’arrêter un court instant et se demander de manière concrète, quel avait et quel serait l’apport de la jeunesse dans la contribution littéraire camerounaise et africaine ? Cette question, nous l’avons posée il y a plusieurs mois, lors de nos rencontres ordinaires, et à la suite d’une publication de Septembre, relative à une enquête menée par nos soins, au sujet du goût de la Lecture, chez les jeunes de Yaoundé : Nous avons été surpris de constater que, la jeunesse de Yaoundé aime la Lecture et la Littérature. Et que le problème se situe ailleurs : La culture de la Lecture des livres…

Aussi, nous avons constaté, lors d’un autre sondage, réalisé cette fois, là un mois plutôt, que Beaucoup de jeunes avaient au moins un manuscrit sous leur laurier. Le nombre de participants et de lauréats aux concours internationaux et même nationaux (à l’exemple des concours qui ont été lancés pour festival, il y a plusieurs semaines) va crescendo. Comment comprendre cette situation ? Existe-t-il une véritable politique éditoriale, adaptée à la jeunesse au Cameroun ? Et de plus, pour les jeunes ayant pu publier un ouvrage ou deux. Pouvons-nous saluer la qualité de ceux-ci que çà soit dans le fond (avec le message et la thématique déroulés) ou bien sur la forme (avec la qualité syntaxique, ou orthographique) du livre ?

Autant de questions et d’interrogations, qui nous ont poussé à choisir pour thème de cette toute première édition, et première du genre en Afrique Centrale, « Jeune écrivain et manuscrit ».

La parole est donnée à la jeunesse ! Une jeunesse forte et présente…Qu’est-ce qu’elle propose ? Quelles sont ses attentes ? Quelles sont ses préoccupations ? Quelle est son avenir ?

Toutes ses problématiques seront époussetées tout le long de ce grand Festival qui suivra dans un court instant avec la Conférence sur le thème : « Littérature de jeunes et jeune littérature » et qui sera animée par de jeunes écrivains et acteurs littéraires venus de plusieurs villes du Cameroun.

Demain, une grande conférence sur le thème : « Il s’appelait Antoine Assoumou » se tiendra, et cette fois, dans les Bureaux des Editions Ifrikiya, sis Montée Parc National, Face, Ancien Sonel, vers 13h 30’ en présence du Prof. Ebénézer Njoh Mouelle.

En soirée, à l’espace culturel FIIAA, vers Schell Nsimeyong, aura lieu un grand récital musico-poétique avec des slameurs et poètes de la capitale. C’est sera à 19 heures.

Le Festival offrira l’occasion de vous procurer des livres des écrivains camerounais et étrangers à des prix très réduits, Jeudi. C’est également notre contribution pour la lutte contre la vie chère. Vous pourrez ainsi, vous procurer de très beaux livres sur place ici. L’aventure suivra juste après avec une grande table ronde, qui sera animée une fois encore par des jeunes écrivains, des éditeurs, libraires, etc. sur le thème : « Jeune écrivain : Le périple Manuscrit-Editeur-Livre »

Plusieurs projections filmiques et des documentaires sur l’avenir du conte en Afrique et sur les œuvres de l’écrivain camerounais Mongo Béti, seront à l’ordre du jour de Vendredi. C’est sera au « Bureau de l’écrivain », un nouveau centre littéraire, ouvert à Tam-tam Biyem-assi.

Une grande cérémonie de clôture se fera en présence de tous les lauréats des différents concours de poésie lancés. Ils recevront leurs prix et Diplôme d’encouragement avant de suivre sur la scène, le jeune chanteur « Sparrow » pour une apothéose distinguée.

Ainsi dévoilé, Mesdames et Messieurs, le programme plus ou moins détaillé du premier Festival de Littérature consacré à la jeunesse au Cameroun…Bien évidemment, l’objectif de cette édition n’est pas d’avoir le succès du Festival Aix-en-Provence en France…Non ! Mais, c’est faire instaurer déjà dans les habitudes, un grand rendez-vous annuel qui regroupe tous les acteurs de la vie littéraire, et de la jeunesse, plus généralement. Question de réfléchir et de s’interroger sur des problématiques actuelles de la vie littéraire au Cameroun et en Afrique.

Avant de conclure, ce discours d’ouverture, je tiens à remercier très fortement le Pr. Ebénézer Njoh Mouelle, pour avoir cru, à ce projet. Je remercie Monsieur le Directeur du Centre Culturel Camerounais, pour le soutien du Centre, Je remercie Monsieur Awono Jean-Claude, pour tous ses conseils et son encadrement. Je remercie les Editions L’harmattan pour leur gros soutien à cet évènement. Je remercie Monsieur André Feze, le Responsable de l’espace culturel FIIAA, et tous les panélistes qui vont se succéder tout au long de ce Festi, en particulier, tous ceux qui viennent d’autres villes.

Aussi, au nom des membres du CLIJEC, je tiens tout particulièrement à remercier tous les journalistes et partenaires médias, qui depuis le début nous aident dans la communication de ce projet.

La Littérature doit pouvoir dire tout haut, sans parler, les douleurs des peuplades…Là est aussi la mission de l’écrivain.

Mesdames et messieurs,

Ce soir et pour la suite de la semaine,

Notre mission, sera d’inscrire le « KAMEROON Festi-jeunesse de Littérature » dans le cœur de vos cœurs, loin du chœur de nos peurs et dans l’histoire de la Littérature camerounaise.

Je vous remercie.
 

Ulrich Talla Wamba

 

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